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samedi 29 octobre 2011
Par general,
samedi 29 octobre 2011
Saphia Azzeddine dresse le portrait acerbe d'un jeune tyran
Depuis le succès de Confidences à Allah, Saphia Azzeddine a su imposer sa langue et son univers. Elle le confirme avec Héros anonymes, portrait acide d'un jeune homme tyrannique.
On dresse parfois un parallèle douteux entre la publication d'un livre et la naissance d'un bébé. Difficile de ne pas y songer lorsqu'on discute avec Saphia Azzeddine, le jour où paraît son nouveau roman, celle-ci devant accoucher dans les jours - voire les heures - qui suivent. Lire la suite
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vendredi 28 octobre 2011
Par general,
vendredi 28 octobre 2011
Encore une jeune fille.
Certes, j'écris pour les jeunes filles. Mais il m'arrive aussi de les lire. Qu'ont-elles de mieux que les vieux messieurs, à part leur peau tendue ? Un chagrin impalpable, comme Sagan dans Bonjour tritesse. Un désir timide, comme Colette dans L'ingénue libertine.. Quand Nabokov invente Lolita, c'est parce qu'il ne les a pas lues : il ne sait pas qu'il entérine un archétype. Lire les romans de ces créatures insolentes, c'est plonger au coeur du pouvoir : comme le dit le remarquable essai d'Olivier Bardolle (La vie des jeunes filles, L'Éditeur), nous vivons l'époque de la "jeune-fillisation" du monde. La jeune fille gouverne, elle décide de tout, et tous veulent lui ressembler, implorent son regard, rêvent de sa bénédiction.
L'an dernier, Myriam Thibault avait publié un recueil de nouvelles fascinées par les snobs de notre capitale : Paris, je t'aime (Léo Scheer, 2010). Comme Bénédicte Martin ou Lolita Pille, on sent qu'elle critique un milieu auquel elle rêve d'appartenir. Mais est-ce que la littérature sert à autre chose? Son premier roman s'intitule Orgueil et désir : cette fois, elle place la barre bien plus haut. Si on ne se prend pas pour Jane Austen à 17 ans, Quand le fera-t-on ? Myriam Thibault a une grande qualité : elle n'a peur de rien. Elle écrit avant de réfléchir. Son roman est l'histoire d'une rencontre ratée entre un homme et une femme. L'homme la remarque à la terrasse d'un café et la suit, puis c'est elle qui est intriguée et le prend en filature au moment où il avait renoncé. Cette construction n'est pas banale : entre L'arroseur arrosé des frères Lumière et une Ronde de Schnitzler qui changerait de sens en cours de route. L'adage "Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis" est ici décliné sous forme de marivaudage virtuel autour du Café de la Perle.
Orgueil et désir est truffé d'imperfections : Myriam Thibault cite les paroles d'une (très bonne) chanson de Benjamin Biolay en leur intégralité sur trois pages d'un livre qui n'en compte qu'une centaine. Elle énumère toutes les marques de luxe, comme Ellis il y a vingt ans. Il serait peut-être temps de trouver autre chose pour définir une femme que le logo de son sac à main. Je sens que je suis en train de lui refaire le coup de Mauriac traitant Sagan de "Charmant petit monstre". Voici un roman bâclé comme un devoir de vacances, ah lala, cette petite provinciale ferait mieux de travailler, elle peut mieux faire, etc. J'en veux beaucoup à Myriam Thibault de faire de moi un vieux ronchon épaté.
Frédéric Beigbeder, le 29 octobre 2011.
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Par general,
vendredi 28 octobre 2011
À l'occasion de la sortie de son nouveau roman Côte Est-Côte Ouest, rencontre avec Steven Sampson
le Jeudi 3 novembre à partir de 19H00
à la librairie Michèle Ignazi
17, rue de Jouy
75004 Paris
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jeudi 27 octobre 2011
Par general,
jeudi 27 octobre 2011
Sur Culture Chronique cet intéressant article d'Archibald Ploom à propos d' Orgueil et désir, le premier roman de Myriam Thibault.
“Pfff....Ecrire un roman à 17 ans passe encore ! Mais qu’un éditeur le publie, là ça devient franchement grotesque !”
Hochements de tête approbateurs des invités, le verre de champagne à la main, qui font cercle autour de notre artilleur.
Je hais les cocktails germanopratins. Vous me direz pourquoi y allez vous ? Parce qu’on y fait des rencontres littéraires pardi… Notre critique a dit Pfff... et ce Pfff me fait penser au roman d’Hélène Sturm qui fut un de mes coups de coeur de l’année. Je me demande ce qu’il penserait de Pfff notre artilleur à la triste mine et à la langue bien pendue (le champagne sans doute… ). On me dit que c’est un critique littéraire important et quand on me donne son nom je me souviens que je l’ai lu à une époque. Le genre de type qui s’escrime à décortiquer des livres qu’il déteste pour les descendre en flammes … C’est un métier. Lire la suite
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mardi 25 octobre 2011
Par general,
mardi 25 octobre 2011
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jeudi 20 octobre 2011
Par general,
jeudi 20 octobre 2011
Le 19 octobre, Saphia Azzeddine était l'invitée d'Elizabeth Tchoungui dans le cadre de la nouvelle émission culturelle de France 2 qu'elle anime : Avant-Premières, à l'occasion de la sortie de son quatrième roman : Héros anonymes.
Le podcast est en ligne sur le site de cette émission qui renouvelle ce genre devenu introuvable à la télévision. La discussion avec Saphia Azzeddine autour de son livre commence vers la 40e mn. À suivre de près : la remarquable intervention de Régis Jauffret et un échange assez piquant avec Christophe Ono-dit-Biot à propos de l'exergue du livre, passage de Bagatelles pour un massacre de Céline...Sans oublier la toujours pertinente Adélaïde de Clermont-Tonnerre.
Cela fait du bien de voir naître une nouvelle émission très réussie où il est question de livres et dont nous avons pu immédiatement mesurer l'efficacité.
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Par general,
jeudi 20 octobre 2011
Renaud Czarnes, auteur de Un Passant ordinaire, sera l'invité de l'émission littéraire de Fip,
Fip livre ses musiques,
le jeudi 27 octobre de 20h30 à 21heures
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lundi 17 octobre 2011
Par general,
lundi 17 octobre 2011
Alice Tanguy, libraire à la librairie MK2 quai de Loire et Laureli/Léo Scheer vous invitent:
mardi 8 novembre à 19 heures, Emmanuel Rabu lira des extraits de Futur fleuve et signera l'ouvrage à la librairie MK2 quai de Loire.
Cette rencontre sera également l'occasion d'un entretien avec son éditrice et les lecteurs présents autour de certains thèmes abordés par le livre: la littérature catastrophe, la domestication animale, l'écologie…
Retrouvez-nous sur facebook en cliquant ici
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mercredi 12 octobre 2011
Par general,
mercredi 12 octobre 2011
Retrouvez le livre d'Emmanuel Rabu, Futur Fleuve chroniqué par Sylvain Courtoux sur le site t-pas-net.com.
Découvrez la chronique en cliquant ici
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Par general,
mercredi 12 octobre 2011
Retrouvez Christophe Manon pour une lecture-signature de son livre Testament
à la Librairie-Galerie Le Monte en l'Air le mercredi 19 octobre à partir de 19h00
Librairie le Monte en l'Air
2, rue de la Mare
75020 Paris
01 40 33 04 54
Pour les personnes sur Facebook, retrouvez l'événement en cliquant ici
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Par general,
mercredi 12 octobre 2011
Le roman de Christophe Manon ''Testament'' vu par Jean-Pascal Dubost sur Poezibao.typepad.com
Cet ensemble se déclare et place dans le sillage palimpseste d’un des monuments de la poésie française. Transposant le temps jadis à celui d’huy, Christophe Manon imite le style Villon, avec le plus grand sérieux, fait par là travail de pastiche sur une œuvre où le carnavalesque s’insinue dans la satire, et pousse l’imitation parfois jusque la troublante ressemblance (ou l’adaptation traduisante en français moderne du poème original).
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mercredi 12 octobre 2011
Le roman de Christophe Manon ''Testament'' vu par Jacques Demarcq sur Sitaudis.fr.
Chacun devrait, à partir de sa trentième année, rédiger avec soin son testament, et le renouveler régulièrement. Ça apprend à moins faire le mort devant la vie. Villon l’a fait, distribuant le plaisir avec générosité – ce n’est pas ça qui l’a tué. Christophe Manon, qui est aussi une manière de révolté, a emboîté le pas, strophe à strophe, sans sauter les ballades, du vieux François, et comme lui a écrit dans la langue de son temps.
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mardi 11 octobre 2011
Par general,
mardi 11 octobre 2011
 À l'occasion de la sortie en librairie de son dernier livre J'ai décidé de m'en foutre, très bien accueilli par les journalistes et les critiques, Alexandra Varrin a accepté de répondre à quelques invitations, elle sera, aujourd'hui, dans l'émission en direct de Frédéric Taddéï : Ce soir ou jamais sur France 3 en deuxième partie de soirée. Sujet : les primaires. Je ne serais pas surpris qu'Alexandra ait décidé de s'en foutre, préférant consacrer sa journée de dimanche à explorer l'envers du décor de la politique en lisant le dernier Nabe qui lui aura permis de vivre à l'intérieur de la tête d'un certain grand leader socialiste qui a joué les primaires à sa façon.
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vendredi 7 octobre 2011
Par general,
vendredi 7 octobre 2011
Le nouveau roman, son 29e livre, écrit et anti-édité par Marc-Édouar Nabe : L'ENCULÉ, est en vente sur son site : http://www.marcedouardnabe.com/, où on peut l'acheter, le commander aussi, car il n'y aura peut-être pas assez d'exemplaires pour répondre à la demande. C'est une bombe littéraire et une démonstration de la puissance de déflagration de l'écriture romanesque.
On en parle aussi sur Bibliobs
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Par general,
vendredi 7 octobre 2011
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mercredi 5 octobre 2011
Par general,
mercredi 5 octobre 2011
« Il n’y a aucun ressentiment dans mon livre, Justement parce qu’il y en eut beaucoup ; La leçon nietzschéenne étant qu’on n’écrit de tels textes dynamites qu’au moment où le ressentiment est guéri. Vient le tour du rire, dont seuls les dévots, les conformistes et les suiveurs tardifs ratent l’occurrence» p. 72.
On pourrait bien supposer que Mehdi montre un peu de folie à récidiver ainsi autour de la contestation du Maître, mais une folie de ce genre (à moins d’en supposer une créatrice) ne collerait que peu avec la vérité du même Badiou lorsqu’il proclamait en direction du jeune auteur « vous êtes l’avenir de la philosophie », publiant celui-ci dans sa collection hors pair, l’accueillant chez Fayard, avant de le considérer finalement comme « paresseux », paresseux de s’obstiner à la rédaction d’un autre livre qui devait le révulser, paresseux d’écrire différemment ou d’écrire tout court. Conflit intéressant peut-être en ce qu’il tourne autour d’un manuscrit de Mehdi Belhaj Kacem sur la sexualité : « Etre et sexuation », refusé sans doute au motif que l’ontologie badiousienne ne connaît pas de différence sexuelle (inclusive à l'espèce), toute différence prescriptible s’arrêtant à celle des genres, à celle qu’on pourrait qualifier de générique.
Aussi, rien d’étonnant en effet à la thèse étrange de Logique des mondes selon laquelle les femmes mi-existent, soustraites à la nomination de ce qui importe. Aucune attention donc à l’intérêt de Deleuze pour le devenir-femme, pour la sexualité de hordes supposées délirantes dont Badiou balaiera les manies d’un revers de main, soutenant Platoniquement qu’il n’est guère souhaitable d’érotiser l’ontologie (comme Bataille, Derrida, Deleuze, Foucault ne cesseront pourtant de le faire). Alors ne parlons plus de l’animal, de sa singulière résistance au classement générique des vérités, cet animal dont Deleuze fait un devenir et Derrida une écriture. Qu’a-t-on à faire de processus si mineurs qui porteraient la philosophie en un sous-sol que ne saurait voir un Platonicien égaré par les puretés mathématiques du vide, sans odeur ni sexe ? Lire la suite
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mardi 4 octobre 2011
Par general,
mardi 4 octobre 2011
Sur le site de La Cause Littéraire (Servir la littérature) cet excellent article sur le nouveau livre de Myriam Thibault, son premier roman : Orgueil et désir.
Mais qu’est-ce que peut bien connaître, et à l’orgueil et au désir, une fraîche lycéenne de 17 ans ? On a dû le lui faire souvent, à Myriam Thibault, le coup de l’âge ! Car, c’est, en termes d’écriture – romanesque, qui plus est – un terrible deux coups. Un : une si jeune fille ! Admiration, étonnement : se mesurer à un livre intimiste, balayant des émotions et sentiments vieux comme le monde. Deux : ah ! Bien sûr, il manque l’expérience, le vécu, le « derrière soi » ; regard condescendant…
D’habitude, c’est vrai, l’univers des « jeunes filles qui écrivent », c’est plutôt le « soi », sa tranche d’âge, son bestiaire, conflits intergénérationnels, parlers, vêtements, musiques, parades des « twenties », comme on disait à mon époque… Ici, Myriam Thibault sort du cadre, et carrément – avec, peut-être le culot de son âge – s’invite « ailleurs » : autres générations, autre sexe, autre monde. Et il faut bien dire, au bout, que l’âge du capitaine n’est pas pour rien dans le plaisir qu’on prend à ce voyage ! Lire la suite
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lundi 3 octobre 2011
Par general,
lundi 3 octobre 2011
À l'occasion de la sortie du dernier roman L'Oie sur un gelé de Claire Julliard, article de Fanny Espargillière dans Le Nouvel Observateur du jeudi 29 septembre 2011.
Les Écrivains de l'Obs:
Sous un titre bien énigmatique, voici huit nouvelles qui se lisent comme les chapitres d'un roman. Charlotte, Ricardo, Sophie, Amit, Roger-Louis, Sue, Blaise, Jo ne sont pas des héros. Au contraire. Il nous ressemblent.
Il y a d'abord Charlotte, qui, peu disposée à suivre son noctambule de copain dans ses soirées branchées, n'a qu'un souhait: tester la sérénité , savoir si ça existe . Puis l'on rencontre Amit et Sue. Comme tous les psychologues en herbe, ces deux acolytes se livrent à d'interminables introspections entre les heures de cours. Ils analysent leurs rêves, ceux des autres.
Loin de ces réflexions fantasques, on croise Blaise, un garçon un peu fou. Cela fait treize ans que cet épagneul humain brûle d'un indéfectible amour pour Charlotte. Qui le rejette. Et puis, il y a Adèle, jeune noceuse sans but, désespérée et désespérante; Jo, un inventeur qui n'est pas né à la bonne époque; les amours contrariées de Sophie. Leur problème à tus, c'est qu'ils ne veulent pas grandir.
De nouvelle en nouvelle, leurs rêves se font et se défont au rythme des espoirs et des désillusions.
Avec humour, Claire Julliard se penche sur ces tranches de vies minuscules, à travers lesquelles perce l'inexorable mal de ce début du siècle: la solitude.
L'Oie sur un lac gelé,
Claire Julliard,
Éditions Léo Scheer,
172 pages,
18 euros.
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