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samedi 29 septembre 2007
Par Léo Scheer,
samedi 29 septembre 2007

Je reproduis ici l'article paru dans le blog de Dahlia sur le dernier livre de Mathieu Terence, ça donne envie.
"L’être humain lambda est par essence bourrelé de péjugés; vous, moi, les autres, tous logés à la même enseigne. Une des premières choses que nous avait enseigné Marcelle Duc - la meilleure prof de sociologie que j’ai eu durant mes deux ans de DEUG à l’Univiversité du Mirail - c’est que le péjugé est une très bonne chose quand on arrive à le dépasser pour découvrir ce qui se cache derrière derrière ce qu’on croit connaitre quand on part avec des idées toutes faites. Regardez par exemple, je suis longtemps partie du principe que la science-fiction en litterature ça me fait chier. C’est faux, en fait ce qui me fait chier c’est la science-fiction type Star Wars parce que l’anticipation du style Blade runner ou 1984 j’adore. Non en fait, le véritable préjugé que j’ai eu en achetant Technosmose c’est de me dire tiens, depuis quand la célèbre collection Blanche de chez Gallimard édite de la science-fiction? En fait Technosmose échappe presque à l’étiquette du roman d’anticipation qu’on pourrait lui accoler tant il casse les codes du genre.
Iris Ferreol, une trentaine d’années, jolie, brune. Mais surtout coupable du meurtre de son époux et condamnée à 18 ans de réclusion. Iris est incarcérée à Atlin, une prison hors-norme canadienne, propre, fleuron de la technologie moderne et très lumineuse. Et pour cause, Atlin est une prison qui se trouve près de 300 mètres sous terre, conçue par l’architecte Otto Maas pour empêcher toute tentative ou même tout désir d’évasion. Cependant Iris ne s’y résoud pas et dès qu’elle prend possession de sa cellule, elle commence déjà à réfléchir à sa fuite. Mais comment s’évader d’une prison où le moindre geste est épié, décortiqué, dont l’unique sortie se fait par un descenseur que seul le personnel de la prison peut emprunter? Soutenue par l’amour incestueux et violent qui la lie à son frère Luca, Iris va trouver un moyen qui lui demandera d’aller au bout de son corps, au bout d’elle-même. Alors qu’à la surface, un jeune écrivain et journaliste rencontre Otto Maas et découvre dans le même temps l’histoire d’Iris…
Mathieu Terence est un grand, un très grand monsieur de la litterature actuelle. Son écriture est précise, d’une rare distinction. Son récit n’a pas besoin d’en faire des tonnes ou de se noyer sous un flot de détails-gadgets plaqués pour dire “hey regardez, je fais de la science-fiction!�. Au contraire, Terence semble partir du principe que son histoire s’inscrit dans une réalité qui est déjà la notre, ce qui la rend sublime et envoutante. Alternant le récit de la détention d’Iris avec celui de ce mystérieux écrivain chargé de réaliser une biographie d’Otto Maas, Technosmose devient autant roman que réflexion sur le devenir de l’être humain à travers les réponses du personnage de l’architecte. Sous la surabondance robotique et technologique de la prison affleure la sensualité de l’héroine, sa mélancolie, sa tristesse de se retrouver là , séparée d’un frère absent qu’elle adore dans le sens le plus plein du terme. La description de cet univers carcéral où l’on diffuse sur les écrans de télévision des murs de la cantine des images de paysages enneigés ou de prairies ondoyantes pour lutter contre le “mal de terre� qui évoquent les visions qu’on diffuse au suicidés volontaires dans le film Soleil vert, où la blancheur des sols, l’inox des structures, l’oeil invisible des caméras qui surveille en permanence tout ce qui pourrait s’apparenter à une dépression ou une tentative de suicide est très intense car elle arrive à faire sentir l’étroit rapport entre la douceur d’un cocon et la froideur d’une réclusion angoissante. En filigrane apparait la force de l’esprit humain, capable de tout quand il s’agit de survie et d’amour. Technosmose est sans aucun doute un chef-d’oeuvre du genre."
Dahlia.
Le 28 septembre 2007
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vendredi 28 septembre 2007
Par Léo Scheer,
vendredi 28 septembre 2007
Chez Courrier International, un blog, animé par Guillaume Barnéris, s'est donné comme label : International Autofiction Press Agency. Sur ce blog, on est convaicu "que l'autofiction est le lieu de l'ultime querelle des Anciens et des Modernes en France. Une querelle unique dans une vie littéraire française de plus en plus désenchantée".
Guillaume Barnéris participera à notre dossier de janvier dans La Revue Littéraire sur le texte de Camille Laurens, et il accumule sur ce site de nombreux éclairages, en l'ouvrant sur l'international, comme cet article d'Elizabeth Ladenson : "Short cuts" dans le "London review of books":
Si chaque blogueur a mis sa photo pour se présenter, Guillaume Barneris a préféré mettre ça, et poser la question de l'autofiction: C'est un pseudo, mais qui est Guillaume Barnéris?
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lundi 24 septembre 2007
Par Léo Scheer,
lundi 24 septembre 2007
Rue89 commence à se poser des questions sur ce sujet que nous suivons de près sur ce blog.
http://www.rue89.com/2007/09/23/denigrez-il-en-restera-quelque-chose-sur-le-net
Il y a bien longtemps que nous avons compris que les avis des internautes sur les livres étaient souvent rédigés par les stagiaires des maisons d'édition et servaient principalement à leurs règlements de comptes. On se demande pourquoi Fnac.com, Amazon, etc...maintiennent ces singeries, qui ont pu leur paraître distrayantes aux origines du net, mais qui deviennent, maintenant, poluantes et sans la moindre crédibilité.
A propos du LYNCHAGE LITTÉRAIRE
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jeudi 20 septembre 2007
Par Léo Scheer,
jeudi 20 septembre 2007
"

Il a beaucoup été question de Philippe, que nous sommes nombreux à considérer comme un des grands textes de la littérature française. Ce livre, publié par P.O.L en 1995 n'a bizarrement jamais été repris en poche, ce qui crée une situation paradoxale aujourd'hui (Il est donné comme "indisponible" sur Amazon). On a moins parlé de cet autre livre, dont le titre, Cet absent-là , prend un troisième sens aujourd'hui, publié par nous, aux Éditions Léo Scheer en 2004. Je pense qu'il est important de redécouvrir ce magnifique livre à partir de l'article publié cette année par La Revue Littéraire. Il avait fait l'objet, à l'époque, d'un "tir de barrage" de certains journalistes qui considéraient comme scandaleux qu'un auteur P.O.L vienne publier chez nous. Je me souviens qu'on était furieux aux Inrocks, par exemple. Voici pourtant ce qu'en disait la presse:

"...Dans son dernier livre, dont le titre revient comme en écho, Cet absent-là , Camille Laurens évoque une double figure : celle de l’être aimé, qui n’est plus là parce que l’amour s’est évanoui et qu’il y a eu séparation ; et surtout celle de l’enfant, mort à la naissance. Camille Laurens avait déjà parlé de Philippe, en 1995, dans un livre au titre éponyme, elle avait parsemé ses autres récits et romans de cette ombre-là et elle le refera à coup sûr. Parce qu’on ne se débarasse pas comme ça de ses absents. Le livre est poignant, mais aussi optimiste et sensuel." Patrick Poivre d’Arvor - MARIE FRANCE Août 2004
"... De l’écriture de Cet absent-là , Camille Laurens n’a pas de souvenirs. Pour la première fois, raconte-t-elle, elle n’avait pas fait de plan préalable et n’avait aucune idée de comment le texte et l’histoire se développeraient. Elle les a laissé s’imprimer dans ce petit volume plutôt que dans sa mémoire. Elle a écrit dans le présent de la rencontre, au fur et à mesure que l’amour prenait forme et se dissolvait. C’est là sans doute que réside toute la grâce de ce livre, où chaque réflexion, sensible, intelligente, semble naître devant nos yeux, au fil de la plume. Oui, Cet absent-là est un livre précieux parce qu’il est totalement, radicalement, au présent." Sandra Basch - ELLE - 23 août 2004
"Dans ce récit illustré de photos, l’auteur tourne autour de la figure de l’enfant qu’elle a perdu à la naissance, de l’amour qui s’en va, de ce vide que les mots ne suffisent pas toujours à remplir. Jamais l’expression "travail de deuil" n’aura autant pris son sens." FIGARO MADAME - 21 août 2004
"...Le texte est construit autour des portraits en noir et blanc du photographe Rémi Vinet. Les phrases de Camille Laurens semblent dire : lisez-moi, je suis là , bien vivante. Les portraits de Rémi Vinet semblent dire : regardez-nous, nous sommes ailleurs, bien vivants... Le style de Camille Laurens est léger. Jeux sur les clichés, rondes de mots, phrases discrètes... Elle évoque la gaieté ; l’envie de faire le vide, et puis finalement non, plus du tout ; les déhanchements du corps ; les ponctuations du visage. Bref, le mouvement. Car tout le livre exprime la même idée : on se souvient, non pas des morts, mais de la vie des morts. Petits riens, gestes machinaux, actes importants, charme fort. L’oeuvre de Camille Laurens ne cesse de parler de ça : il vaut mieux soi-même être extrêmement vivant." Marie-Laure Delorme - JDD 29 août 2004 (sélection JDD/France Culture)
Camille Laurens aborde la rentrée littéraire avec un texte simple, juste, poignant. Un texte à rebours, où la mort mène à la vie, le vide à la plénitude. Cet absent-là , c’est Philippe, l’enfant mort à la naissance, l’alpha et l’oméga... La source et la mer, le visage qui jaillit au fil des jours ou des nuits de l’écrivaine. Mais c’est aussi l'être aimé qui s’éloigne, le visage très viril, très fort qui devient un beau masque, le présent qui s’absente. Tout avait pourtant si bien commencé... J’apparais, écrit la narratrice en se souvenant du moment où l’homme a posé son regard sur elle. On me voit : quelqu’un est en train de me voir. L’amour naît autant qu’il fait naître. Le désamour convoque la mémoire, oblige à se souvenir... Camille Laurens a ponctué son texte de photographies signées Remi Vinet. Elles n’illustrent pas ses mots, elles les épousent. Les images et les lettres s’étreignent comme deux langues étrangères l’une à l’autre, mais qui se comprennent, unies par le besoin vital de dire, de dévoiler l’absence pour mieux la conjurer." Alexie Lorca - MARIE CLAIRE - Octobre 2004.
Les femmes furtives. "Les mots de Camille Laurens et les "figures" de Rémi Vinet jouent sur la même gamme du dévoilement et de l’apparition. Mais chez l’une, l’écrivain, comme chez l’autre, le photographe, l’enjeu de la quête n’est pas l’image fixe, le récit cadré. Ce que tous les deux cherchent à exprimer, c’est le mouvement insaisissable, l’incertitude des êtres qui apparaissent et disparaissent selon que l’œil ou l’objectif les ignorent ou les font exister. (...) Les Figures, portraits énigmatiques de Rémi Vinet, ne viennent pas illustrer les mots de l’écrivain . Elles parlent de leur propre langue, déroulent leur logique en marge d’un récit qui est à la fois autobiographique et réflexion philosophique. L’écriture de Camille Laurens cerne ces histoires d’une vie - divorce, nouvel amour, séparation, deuil d’enfant...-, qu’elle fait passer de l’intime à la littérature, les délestant de leurs douleurs précises, de leur impudeur par l’élégance de son style. Les photos, elles aussi, transfigurent le sujet pour n’en garder qu’une vision mouvante et émouvante. La photographie, comme le récit, ne veut pas être une preuve, juste une trace. Car comme l’écrivait René Char : "Seules les traces font rêver"." Michèle Gazier - TÉLÉRAMA - 22 septembre 2004.
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lundi 17 septembre 2007
Par Léo Scheer,
lundi 17 septembre 2007
Pour avoir une idée de ce qu'est Wikipedia lorsqu'on n'y prend pas garde.
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dimanche 16 septembre 2007
Par Léo Scheer,
dimanche 16 septembre 2007
Jeu-concours.
Qui l'a dit? Quand? A qui?
1) "Je veux bien voter pour mon éditeur, mais j'aimerais au moins pouvoir choisir l'ouvrage."
2) "Je ne déjeune jamais avec des éditeurs en période de prix."
3) "Si vous croyez qu'en plus on a le temps de lire les livres!"
La remise des prix aura lieu après la remise des prix.
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Par Léo Scheer,
dimanche 16 septembre 2007
Olivier et Patrick Poivre d'Arvor: J'ai tant rêvé de toi (Albin Michel)
Marie Darrieussecq: Tom est mort (P.O.L)
Dominique Barberis: Quelque chose à cacher (Gallimard)
Amanda Devi: Indian Tango (Gallimard)
David Foenkinos: Qui se souvient de David Foenkinos? (Gallimard)
Eric Fottorino: Baisers de cinéma (Gallimard)
Gilles Leroy: Alabama Song (Mercure)
Christophe Donner: Un roi sans lendemain (Grasset)
Jean Pérol: Le soleil se couche à Nippori (La Différence)
Dominique Schneidre: Ce qu'en dit James (Seuil)
Nathacha Appanah: Le dernier frère (L'Olivier)
Claude Pujade-Renaud: Le Désert de la grâce (Actes Sud)
Jean Clausel: Cherche mère désespérément (Rocher)
Linda Lê: In memoriam (Christian Bourgois)
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vendredi 14 septembre 2007
Par Léo Scheer,
vendredi 14 septembre 2007
Deux pages dans le Livre Hebdo N°701 de ce 14 septembre 2007 ont retenu mon attention dans le cadre de cette réflexion que nous souhaitons mener avec La Revue Littéraire sur les enjeux de l'avenir du livre et de sa diffusion. Les pages 66 et 67. A gauche, page 66, un gros titre : UN LABEL POUR LES LIBRAIRIES. L'article présente les propositions remises à Christine Albanel, Ministre de la culture, par Antoine Gallimard, précisant les conditions de la création d'un label LIR, pour les Librairies Indépendantes de Référence. En bas, à droite, page 67, une petite brève intitulée : "e-commerce". On y apprend la hausse de 38% au 1er semestre des ventes sur Internet, avec 7,8 Milliard d'euros et 19 millions de cyber-acheteurs. L'étude de la Fédération des Entreprises de Vente à Distance (FEVAD) démontre, par ailleurs, la complémentarité croissante entre site Internet et magasin. En 2007, 61% des internautes utilisent Internet pour la préparation de leurs achats ( Ils n'étaient que 47% en 2006), et 41% se rendent dans un magasin avant d'acheter sur Internet (ils n'étaient que 22% en 2006).
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mardi 11 septembre 2007
Par Léo Scheer,
mardi 11 septembre 2007
Le Conseil d'Etat Belge aurait annulé la décision. Notre ami Ambassadeur est sain et sauf.
Dépèche : Blog des ELS.
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Par Léo Scheer,
mardi 11 septembre 2007
Le blog des Éditions Léo Scheer a été le premier blog à donner la première liste du Goncourt. Si vous voulez être informé en temps réel sur ce qui se passe dans le monde de l'édition, c'est là qu'il faut venir régulièrement.
Nous savions bien qu'il se préparait un nouveau 11 septembre signé Al Galigrasseuil.
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Par Léo Scheer,
mardi 11 septembre 2007
Amélie Nothomb : Ni d'Eve ni d'Adam (Albin Michel)
Olivier Poivre d'Arvor, Patrick Poivre d'Arvor : J'ai tant rêvé de toi (Albin Michel)
Pierre Assouline : Le portrait (Gallimard)
Grégoire Polet : "Leurs vies éclatantes" (Gallimard)
Vincent Delecroix : La chaussure sur le toit (Gallimard)
Yannick Haenel : Cercle (Gallimard)
Marie Darrieussecq : Tom est mort (P.O.L)
Gilles Leroy : Alabama song (Mercure de France)
Olivia Rosenthal : "On n'est pas là pour disparaître" (Verticales)
Clara Dupont-Monod : La passion selon Juette (Grasset)
Philippe Claudel : Le rapport de Brodeck (Stock)
Delphine de Vigan : No et moi (Lattès)
Lydie Salvayre : Portrait de l'écrivain en animal domestique (Seuil)
Olivier Adam : A l'abri de rien (Ed. de l'Olivier)
Michèle Lesbre : Le canapé rouge (S. Wespieser éditeur)
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Par Léo Scheer,
mardi 11 septembre 2007

Vu hier à Beaubourg le premier long métrage d'Isild Le Besco : "Charly". Nous avions organisé avec la revue Cinéma une projection de son moyen métrage : "Demi tarif" qui nous avait impressionné, au point que nous voulions éditer le DVD. C'est peut-être encore possible. Charly confirme sa puissance d'évocation poétique, il y a du Jean Vigo chez elle. Le film sort après demain, allez le voir. (avec Julie-Marie Parmentier, trés singulière).

P.S. Je commence, moi aussi, à prendre du retard à l'allumage. Voir le trés joli portrait de Julie-Marie par Sabrina Champenois, ce matin en quatrième de Libé.
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lundi 10 septembre 2007
Par Léo Scheer,
lundi 10 septembre 2007

C'est le titre d'un des films-culte de Marilyn. C'est aussi, pour certains analystes le temps du "travail" de deuil. C'est peut-être aussi le délai octroyé à cette capacité de "ruminer" dont parle Nietzsche.
L'évènement. Voici l'objet. Citoyens de la pensée, encore un effort...
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dimanche 9 septembre 2007
Par Léo Scheer,
dimanche 9 septembre 2007

Guy Birenbaum a fermé son blog, mais d'autres le poursuivent, et certains ont toujours leur site, comme Pierre-Louis Rozynes, dont le célèbre "Feuilleton" dans Livre Hebdo nous manque (On imagine ce qu'il aurait pu faire dans cette rentrée 2007).

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mercredi 5 septembre 2007
Par Léo Scheer,
mercredi 5 septembre 2007

Rendez-vous ce matin à 9h au Flore avec Pierre Haski le sympathique fondateur de rue89. J'en parle parcequ'on nous a vu. Il est vrai que ce n'est pas l'endroit idéal pour se cacher.
Il commence demain matin (7h45) ses chroniques sur Europe1, si c'est aussi bien que ce que j'ai entendu ce matin, ça va "décoiffer". La nouvelle grille du matin, animée par Jacques Pradel jusqu'à 11h s'annonce comme un renouvellement complet de l'antenne et de son style. Il faut suivre cette petite révolution radiophonique.

J'avais attiré l'attention sur rue89 dans un précédent billet, parcequ'ils avaient été les premiers à saluer le livre de Didier Eribon et à percevoir la réflexion pour la gauche dont il était porteur. (Billet N°48 du 1er Juillet 2007 : Eribon dans la rue.) Libé et les Inrocks ne se sont réveillés que depuis une semaine sur le sujet. Avec rue89 nous assistons à la naissance d'une nouvelle forme de media qui impose une autre façon de pratiquer les métiers du journalisme. Le fait, pour Pierre Haski d'avoir tenu son blog, durant la période de transition, lui a sans doute permis de comprendre ces nouvelles pratiques et de s'y adapter. Il y a là une véritable rupture de "praxis" comme disait Bourdieu, et qui, paradoxalement, rejoint celles des anciennes revues, semblables à ce qui nous animent dans La Revue Littéraire.
Il y a quand même, encore, de trés belles choses sur papier. Je recommande tout particulièrement la lecture du N° 2235 du Nouvel Obs, avant d'aller sur le nouveau site littéraire dirigé par Jérôme Garcin : bibliobs, que tous nos souhaits accompagnent. Ce site, il faut le rappeler, a été conçu par rue89, maquette de Robin King et coordination de la réalisation : Damien Cirotteau.
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lundi 3 septembre 2007
Par Léo Scheer,
lundi 3 septembre 2007

J'essaie, en vain, d'enregistrer La Revue Littéraire sur Wikipedia. A chaque fois, quelqu'un vient l'effacer. Déjà , nous avons du mal à la faire référencer sur Google...j'aimerais bien que quelqu'un qui "sait faire" vienne à notre secours.
D'autre part, ceux qui voudraient s'abonner à cette revue, même pour un numéro, par exemple celui qui est en librairie depuis aujourd'hui, peuvent nous envoyer un mail, nous les contacterons.
J'aimerais bien savoir, enfin, si on la trouve en librairie, car le nombre de demande sur ce site devient considérable.
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Par Léo Scheer,
lundi 3 septembre 2007

Lu dans Libé de samedi à propos de l'Université d'été du PS à La Rochelle:
Le philosophe Didier Eribon, invité par le MJS pour avoir écrit un livre intitulé D'une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française, ne croit guère à une nouvelle idylle. A la tribune, il rappelle que les "intellectuels comme Bourdieu ont été insultés par le PS et ses dirigeants, des insultes étendues aux mouvements sociaux. Je pense aux comités de chômeurs matraqués par le gouvernement Jospin, aux familles homoparentales autrefois injuriées par Ségolène Royal" balance-t-il, "La droite a gagné la bataille des idées avec le concours actif du PS."
"On n'a pas utilisé le canal Sciences Po, nos intervenants viennent d'horizons alternatifs. Ce qu'écrit Eribon aujourd'hui contribue à la réflexion de 90% des jeunes socialistes, qui seront les dirigeants du PS de demain.", explique Razzye Hammadi, patron du MJS.
Dans son article sur le livre de Didier Eribon, paru dans les Inrocks de la semaine dernière, Sylvain Bourmeau regrettait que nous n'ayons pas publié ce livre plus tôt, faisant semblant d'oublier qu'il était sorti depuis 6 mois au cours desquels nous avons vainement attendu son papier. Finalement, la gauche française a peut-être surtout un problème, c'est la presse de gauche française, qui semble avoir de sérieuses difficultés de "retard à l'allumage".
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samedi 1 septembre 2007
Par Léo Scheer,
samedi 1 septembre 2007

Demain, dimanche 2 septembre 2007, Ã 11h,en direct sur Libr-critique : HORTENSE GAUTHIER.
Philippe Boisnard me demande de l'annoncer, ce que je fais bien volontier car je pense que ce type d'expérience est très intéressant pour l'avenir des sites littéraires. Nous sommes bien là dans ce que permet l'Internet que ne permettait pas la télévision et il n'y a pas de raisons de laisser le monopole de ces "avancées" aux "chats" avec "webcams" bien connus.
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