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samedi 17 avril 2010
Par Léo Scheer,
samedi 17 avril 2010
À partir de maintenant, ce Blog (des ELS) va devenir celui de la communication des Éditions Léo Scheer. Les billets seront signé "General" par l'ensemble de l'équipe des ELS. Les informations présentées concerneront exclusivement les livres publiés par les ELS. On pourra suivre l'ensemble des étapes d'un ouvrage : sa fiche commerciale, sa note de presse, sa présentation aux libraires, les entretiens avec l'auteur, les articles sur le livre etc. Il s'agit d'un outil de travail de la maison d'édition qui s'adresse principalement aux équipes commerciales et au distributeur ainsi qu' aux représentants de l'équipe de diffusion, aux libraires et aux journalistes, mais aussi à tous ceux qui nous suivent sur le Net et souhaitent communiquer avec nous.
J'ouvre, par ailleurs, (comme Marilou, Florent Georgesco ou LaureLi) un blog "perso" qui s'appellera le Blog de Léo Scheer et dont les billets seront signés leo.
Nous gardons inchangé l'ensemble consacré aux M@nuscrits dont le Blog-M@n.
Ceci constitue un ensemble de blogs qui sera peut-être regroupé par Tony sur une page d'accueil afin de fournir aux utilisateurs un plan et faciliter leur navigation. Je pense que le blog reste la forme la mieux adaptée à notre activité d'éditeur et à notre souci de l'exercer de façon transparente tout en dialoguant avec tous ceux qui le souhaitent.
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vendredi 9 avril 2010
Par Léo Scheer,
vendredi 9 avril 2010
Sarah Stern et l'infidélité
MÉNAGE À TROIS
L'auteure aborde avec finesse l'usure du couple et l'infidélité. Bluffant.
Elle s'appelle Rosa Blum, elle va sur ses 40 ans, elle habite un bel appartement rue des Feuillantines, dans le Ve arrondissement de Paris. Sociologue, cultivée, jolie, elle est mariée depuis plus de dix ans avec Jean Bauer qui lui a donné deux beaux enfants, Max et Adèle. Mais, voilà : un doux soir de septembre, lors d'un vernissage, Rosa fait la connaissance de Denis Vinter, écrivain, la cinquantaine grisonnante, sexy, nonchalante. Rosa s'entiche de cet homme qui lui fait entrevoir un nouvel horizon sentimental alors que sa vie conjugale est menacée par la routine. Son père ne lui avait-il pas déclaré un jour qu'"un amant, ça peut sauver un couple" ?
Mais les délices de l'adultère ne durent qu'un temps : Rosa est vite rongée par la culpabilité. De ruptures en retrouvailles, Rosa n'arrive pas à choisir, déprime, dépérit. Ah ! si le destin pouvait décider à sa place... C'est précisément cette incapacité de prendre sa vie en main que Sarah Stern évoque avec finesse dans ce premier roman bluffant. Elle n'a pas choisi un sujet original, pourtant elle parvient à le renouveler, au rythme d'une petite musique où ses phrases courtes, précises, pudiques donnent un ton inédit. La romancière s'enhardit également à imaginer, sous la forme de courtes séquences, les issues possibles de cette histoire qui se joue d'abord à trois, puis à cinq, à mesure que les enfants de Rosa entrent dans la danse douloureuse de la séparation. Leur voix est d'ailleurs restituée avec une formidable justesse. Nul doute que de nombreux lecteurs et, surtout, lectrices, se retrouveront dans le dilemme de Rosa Blum : vaut-il mieux refaire sa vie amoureuse tant qu'il en est encore temps, ou sauver une famille construite avec tant d'amour ?
Légende sous la photo : HARDIE Sarah Stern parle de l'adultère avec un ton inédit.
Par Delphine Peras, le 8 avril 2010
Chroniques d'un adultère, Sarah Stern
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jeudi 8 avril 2010
Par Léo Scheer,
jeudi 8 avril 2010
"Casse", de Daniel Foucard : thèse et antithèse
Le roman à thèse a mauvaise presse. Il fait courir à la littérature le risque de se réduire à la simple illustration d'idées. On le soupçonne d'imposer au lecteur un sens unique en laissant derrière lui la complexité des choses et les possibles du langage. Comment éviter le piège de l'exercice quand on a tout de même deux ou trois propositions à avancer sur le monde contemporain ?
Il se pourrait que Daniel Foucard soit de ces écrivains qui ont quelques idées sur la marche du monde. Casse, son sixième livre, met au jour la nouvelle donne de la lutte des classes et débusque, derrière les pratiques contemporaines, les nouveaux rapports de forces et les formes insidieuses de la domination. Mais il les expose en les cachant et nous leurre avec bonheur.
Prenant prétexte d'un échange de mails avec un Chinois curieux de comprendre les démocraties occidentales, le narrateur expose à son intention quelques notions qui rendent compte des tensions propres à notre société. On y apprend notamment que "les deux forces les plus actives, les plus attractives de nos sociétés contemporaines sont (les) tradistes et (les) traders", les tenants de la tradition et ceux des lois du marché. Mais ces théories ne sont notées qu'en post-scriptum. Faut-il les prendre au sérieux ? Au lecteur de choisir.
On préférera peut-être en rester à l'intrigue développée dans le corps des mails. En première instance, Casse est en effet le récit du vol d'une banque, commandité par un artiste contemporain, lequel expose le butin un soir de vernissage. L'auteur des mails est le galeriste, mis au pied du mur par l'artiste. Pris au piège d'une "mécanique esthétique" qui le torture, le galeriste ne peut que "cogiter cogiter cogiter" : "Il va falloir se demander que faire avec cet argent (...). Le conserver comme oeuvre (...), expliquer l'affaire aux assises, se disculper ?" Et puisqu'il soulage sa conscience en se confiant sur le Web, sans doute est-il déjà démasqué par les autorités !
De détours en fausses pistes, Daniel Foucard se garde bien d'imposer un sens explicite à son lecteur. Il l'incite plutôt à traquer les indices disséminés dans l'oeuvre pour en construire le sens : n'a-t-il pas remarqué que la police (de caractère) utilisée se nomme Univers ? Casse n'est-il pas une réflexion sur la paranoïa suscitée par la surveillance généralisée à l'heure de l'Internet ? C'est justement la force et la réussite de l'auteur, que de tenir son lecteur en éveil, sans jamais lui laisser le répit d'une solution définitive.
CASSE de Daniel Foucard. Laureli/Léo Scheer, 172 p., 16 €.
Florence Bouchy, le 8 avril 2010
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vendredi 2 avril 2010
Par Léo Scheer,
vendredi 2 avril 2010

Abner Assoun & Y.B. (Photographie : Thierry Rateau).
Dans l'Obs, cette semaine :
Une fable anti-antisémite
PAR FABRICE PLISKIN
Le juif a deux ennemis : l'antisémite (pas beaux, les juifs) et le philosémite (extra, les juifs). Délirante guignolerie gorgée de saines aberrations, « Bugsy Pinsky contre le complot juif » donnera des boutons à ces deux catégories de Français. Signée Y. B. et Abner Assoun, deux noms qui n'ont pas l'air supercatholiques, cette « fable antisémite contre l'antisémitisme », dans le goût de Mel Brooks et des Pieds Nickelés, retrace la vie exemplaire d'un certain Pinsky, « Chalala » dyslexique, « sûr de lui et dominateur ».
Quoique « né d'un père ashkénaze polonais et d'une mère séfarade diabétique », Pinsky se convertit à l'islam après un séjour en prison où « 99% des détenus sont d'origine antisémite ». Parmi eux, un ch'ti néonazi « qui voudrait regrouper les juifs du Nord dans le Häagen-Dazs des Champs-Elysées ». Sous son magistère, Pinsky, homme du Livre, dévore, « dans l'édition Grasset de 1933 », « les Protocoles des sages de Sion », un des plus fameux faux de l'histoire de l'Occident : bricolé par la police secrète du tsar Nicolas II, ce long-seller conspirationniste - conspira-sioniste, dirait notre héros - visait à faire accroire que les juifs se disposaient à conquérir le monde.
Avec ses doux compagnons de la cellule 212, Pinsky fonde les Fines Lames de l'islam. Mais ce groupuscule en burqa n'a pas les moyens de ses ambitions exterminatrices, ni le professionnalisme des « Experts à Jérusalem-Est ». Au gré de son burlesque djihad, les auteurs mettent un nez rouge aux grands récits fantasmagoriques de l'époque, du « complot négro-islamiste » aux bobards dieudonnards. Un bon suppositoire à l'heure où la rive gauche de Paris bat la campagne jusqu'à confondre la queue de Polanski et l'honneur de Dreyfus, quand elle ne lance pas une fatwa gaga contre la Suisse avec l'ami Kadhafi. Dommage que le livre finisse par comploter contre lui-même, dans sa deuxième partie, à force d'entasser les bons mots.
Fabrice Pliskin le 31 mars 2010."
Inutile de dire que je ne suis pas du tout d'accord avec cette dernière phrase de Fabrice Pliskin, quand on a commencé, on ne peut plus s'arrêter, et même, je crois qu'on en redemande. leo
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jeudi 1 avril 2010
Par Léo Scheer,
jeudi 1 avril 2010
J'ai le plaisir de pouvoir annoncer une excellente nouvelle pour Confidences à Allah le premier roman de Saphia Azzeddine : l'acrice qui incarne l'héroïne du roman dans sa version théâtrale, sa remarquable interprète : Alice Belaïdi, vient d’être nominée dans la catégorie "Révélation" aux Molières 2010, qui seront diffusés sur France 2, dimanche 25 avril.
Cette nomination, avant même le résultat final, représente une consécration pour ce premier grand rôle porté, seule sur scène, par cette jeune et magnifique actrice et pour ce premier roman de la très talentueuse Saphia Azzeddine, livre qui est, aujourd'hui, devenu un "long seller" et un "classique". 
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Après deux festivals d'Avignon au Théâtre du Chêne Noir de Gérard Gélas (qui a formé Alice Bélaïdi à la scène), en 2008 et 2009, à guichet fermé, après 6 mois de succés ininterrompu au Théâtre Montparnasse et au Théâtre de La Gaîté Montparnasse à Paris et une tournée nationale et internationale de 2 ans en Belgique, Nouvelle Calédonie, Luxembourg, Guadeloupe, Martinique...
cette distinction serait un aboutissement pour le début d'une grande carrière de comédienne et pour la première étape dans la vie et et le destin de ce grand texte.
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