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Myrha Tonic Myrha Tonic
Dominique Dupart



parution 7 septembre 2011
144 pages
17 euros
EAN 9782756103297

  Revue de presse
    




Premier roman : L’épopée des quartiers populaires de Paris à travers le trajet d’une héroïne dont le regard dévoile leur charme, leur violence.

Avec ce premier roman percutant, Dominique Dupart raconte l’épopée de deux quartiers populaires du nord-est parisien : Château-Rouge – près de Barbès, dans le XVIIIe arrondissement – et le quartier des Orgues – dans le XIXe arrondissement, près de Stalingrad à travers le regard et le parcours d’une jeune femme passionnée.

Son héroïne étudiante, une anti Amélie Poulain – comme on parle d’anti-héros – se fraye un chemin dans ce Paris loin des clichés véhiculés par les syndicats d’initiative. Ici point de baguette de pain sous le bras, de béret ni d’accordéon, mais des kebabs pas cher, des cailloux de crack, des mariages blancs, des bagarres sanglantes, des deals en tous genres, des marchandises tombées du camion, de la drogue, de la prostitution… le tout rythmé par des descentes de police.

Pourtant, aucun misérabilisme ni voyeurisme. Un regard presque amoureux – car il est aussi question d’amour dans Myrha Tonic – dépeint ces quartiers à la mauvaise réputation et suit la ligne grise du métro aérien qui les relie, détaille les balafres et blessures de ses habitants, raconte leurs vies chaotiques. Dans ce roman d’initiation, les princes charmants s’appellent Choucri ou Barbaross ; la ville lumière est tissée de rues sombres ; la question politique est omniprésente.

Comme un Pierre Guyotat en son temps, Dominique Dupart invente une langue fière de ses métissages en se confrontant à la sonorité des mots. Elle en cisèle la matière dans un récit parfois diffracté dans lequel on se perd avec délice pour mieux jouir de Paris métamorphosé en paysage musical : car l’héroïne fuit aussi le blues des boulevards. Elle quitte la rue Myrha pour New York où elle découvre le Tonic, le célèbre club de jazz d’avant-garde situé dans Norfolk street (Lower esat side) ayant notamment fait connaître le musicien John Zorn. Le Tonic, Archery, un album bruitiste des années 80, les albums Masada de John Zorn font résonner le Paris de l’auteur. Ils font entendre, de façon inédite, la partition identitaire qui se joue dans la ville lumière. Quand les batailles sanglantes des quartiers maudits deviennent des concerts rares, précieux.

Couverture © Tarik Noui


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