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Déchristianisation de la littérature Déchristianisation de la littérature
Richard Millet
Editions Léo Scheer

Essais
parution 3 janvier 2018
220 env. pages
16 euros
    

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En 2006, Richard Millet publiait chez Gallimard Désenchantement de la littérature : il s’interrogeait sur la difficulté d’être un écrivain exigeant dans un monde qui refuse de plus en plus la littérature. Il a poursuivi sa réflexion en s’intéressant plus particulièrement au roman, dans L’Enfer du roman (Gallimard, 2010), réflexion sur ce qu’il appelle la post-littérature : une littérature réduite au seul genre romanesque, sans style, avec des sujets stéréotypés, dont les clones existent dans tous les pays, et en toutes langues.
Dans Déchristianisation de la littérature, il fait le constat suivant : la post-littérature est un des signes de la fin de quelque chose. L’histoire du roman est, en gros, une histoire judéo-chrétienne – il n’existe pas de grand roman grec ou latin : la littérature telle qu’on l’entend, au sens romanesque, est née avec la Bible, et s’est poursuivie avec les chansons de geste, Rabelais, Cervantès...

Dans ce livre constitué de fragments, parfois autobiographiques, quelque fois polémiques, émouvants, ironiques, méditatifs, Richard Millet essaie d’imaginer l’après : y a-t-il quelque chose après la littérature ? Face à cette angoisse, il cherche des raisons de ne pas désespérer, parce qu’il reste des gens capables de lire et d’écrire, même si tout est fortement menacé par l’hyper-capitalisme, la catastrophe écologique, l’abandon des langues anciennes, la détérioration des langues modernes. Son livre reste ouvert, sous formes de questions posées à la littérature, à la civilisation, à l’être humain.


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