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BessetteLe Bonheur de la nuit

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Révolution poétique CDonnue de quelques innitiés, Hélène Bessette (1918-2000) a révolutionné le genre romanesque. "Enfin du nouveau", s’exclamait Queneau, "Lisez Hélène Bessette", disait Duras. La publication de cet inédit met fin à trente ans d’oubli et d’injustice. Du jamais lu ! AEROPORT MAGAZINE - SEPT 2006

Bessette : du désir dans les mots L’avenir se lève parfois derrière nous, à contresens du sens du présent, comme si nous avait précédée une vie ensevelie. Ce phénomène est rare car il suppose qu’un présent a conservé sa qualité bien qu’il appartienne au passé. Née en 1918, disparue en 2000, inscrite à deux reprises sur les listes du Goncourt et du Médicis, Hélène Bessette avait sans doute besoin d’un élan de légende pour que son oeuvre s’extirpe du silence auquel l’avait soumis la médiocrité éditoriale de ces temps en toc. Abondamment éditée pendant une douzaine d’années, elle s’est retrouvée exilée dans quelques bibliothèques, asphyxiée par la poussière. Porté en pleine lumière par un éditeur inspiré, son roman "Le bonheur de la nuit", écrit entre 1968 et 1969, a l’extrème mérite de ressuciter une plume rare. Un roman inédit sur l’enfermement du couple et le poids inexorable d’une société/asile animée par le pouvoir du fric : personnages dont la vie n’a de consistance qu’en tant qu’ils s’agitent, s’opposent, provoquent le scandale. "Ecriture rapide, efficace, pratique", commente Bernard Noël dans sa postface. "Elle ne s’arrète pas, ne développe pas, n’habille pas, mais décharne, tranche, coupe". Ici, tout est mené au galop, si bien que les relations et les évènements se bousculent dans le tremblé d’une vitesse qui réduit les personnages à des silhouettes. A quoi bon des faux-semblants de réalité dans un livre où ne compte que l’énergie, qui précipite les mots pour donner forme à l’action mentale. La séduction, l’amour, la jalousie sont de la partie tout comme les projets de séparation, de coucherie, de mariage : il faut bien déclencher du désir dans les mots si l’on veut qu’ils se répondent et se combinent. Au-delà du travail sur la ponctuation, l’orthographe et la typographie, et de l’intrusion de termes anglais, Hélène Bessette fait voler le romanesque en éclats, inventant un nouveau phrasé pour perpétuer le fracas, non sans y méler beaucoup d’ironie et d’humour. De jour ou nuitamment, seul(e) ou flanqué(e) d’une moitié (la vraie), ouvrez donc ce roman aux allures de poème, tressage de deux genres aboutissant à une rencontre du troisième type : fragments, éclats de vie, tout ici assure un vrai bonheur de lecture. A des années lumière de la production actuelle. Lhorste Mehouc - CENTRE FRANCE - 20 OCT 2006

Le roman inédit d’un écrivain loué par Marguerite Duras Hélène bessette, furieusement moderne Les treize livres publiés par Hélène bessette entre 1953 et 1973 ont sisparus des librairies, mais pas de toutes les mémoires : Michel Leiris, raymond Queneau, Marguerite Duras (" La nature faite littérature, la littérature vivante, pour moi, c’est Hélène Bessette, personne d’autre en France"), Nathalie Sarraute, Jean Dubuffet l’ont défendue en leurs temps ; Georges-Emmanuel Glancier, Claude Royer-Journou, Bernard Noël, plus récemment... Mais c’est grâce à l’énergie d’un jeune libraire, Julien Doussinault, qu’Hélène Bessette émerge de l’oubli quelques années après sa mort, en octobre 2000. L’un de ses derniers romans, demeuré inédit, est publié aujourd’hui en tête de pont d’une nouvelle collection littérature contemporaine, dirigée par Laure Limongi : refusé par Claude Gallimard en 1969, Le bonheur de la nuit est un roman radicalement expérimental - elle parlait de "roman poétique", Claude Mauriac d’ "alitérature" - : l’actrice, le fils de famille, le noble déchu, la soubrette sont les figures cardinales d’une intrigue bourgeoise connue (mue par le sexe et l’argent), mais livrée ici en une langue inconnue. Hélène Bessette ne donne à lire qu’un réccit abstrait, elliptique, rythmé par les retours à la ligne, les blancs typographiques, les paranthèses et les majuscules. refusant les artifices du roman (mises en situation, descriptions), l’écrivain s’est concentré sur la mécanique des êtres : "Mon oeil unique et fidèle, à optique à enregistrement perfectionné, à vingt dixième de vision, mon oeil bien visionné s’est fixé sur :/ le Monde près de moi en délire,/Cette Humanité aux Portes,/aux Portes de la folie." Ne restent que les mots crus et la syntaxe minimale, les angles d’une écriture "irritante, recherchée, presque hystérique, selon Alain Bosquet, (qui) finit par s’imposer dans un grand délire mystérieux". Née en 1918, épouse d’un pasteur, Hélène Bessette était institutrice. De 1946 à 1949, elle vécut avec son mari (et ses deux fils) en Nouvelle Calédonie. Dans la revue de missionaires qu’ils animaient à Nouméa, l’éthnologue Maurice Leenhardt remarque son premier roman Marie Désoublie, et la recommanda à Michel Leiris. Divorcée et revenue en France, elle envoya ses manuscrits aux éditeurs, obtint le même jour de décembre 1952 rendez-vous avec Raymond Queneau (Gallimard), puis avec Francis Jeanson (Seuil) : le premier lui fit signer un contrat qui allait la ligoter pour ses dix prochains titres... Lili pleure, dont Sartre publia un extrait dans Les temps modernes, parut en 1953, obtint le prix Cazes et fut en lice pour d’autres prix littéraires, de même que Vingt minutes de silence (1955). Irrécupérable même par le Nouveau Roman qu’elle trouvait déjà dépassé, cette forcenée enchaîna les romans chez Gallimard - notamment MaternA(1954), Les petites Lecoq (aussitôt condamné en 1956 pour diffamation et outrage aaux bonnes moeurs, ce livre sera réédité sous le titres Les petites Lilshart, en 1967), La Tour (1959), Si (1964), Garance rose (1965), Suite suisse (1966), Ida ou le délire (1973)... - et une pièce de théâtre, Le divorce interrompu (1968). Parallèlement, à la fin des années 1950, elle fit toute seule une revue samizdat, Résumé, où elle exposait ses furieuses théories sur le roman, revendiquant une littérature dégagée de la tradition et fonda le GRP (Gang du roman poétique). Dans la vie normale, elle quita l’éducation nationale, fit des ménages, refusa d’être aidée par ses rares relations, déménageat sans arrêt, envoya des lettres paranoïaques, sombra dans la folie et la sollitude. Bizarrement, elle avait la ceritude qu’elle serait lue après sa mort : "Plus tard on dira qui je suis". Qui est donc maintenant Hélène Bessette ? un écrivain d’avant-garde encore et toujours. Claire Paulhant - LE MONDE SUPPLEMENT LIVRE - 03 NOV 06

Cette éternelle inconnue Hélène Bessette Elle a publié pas moins de quatorze livres entre 1953 et 1973, salués par les plus grands. On la retrouve avec délice grâce à la parution d’un roman inédit. AU PREMIER abord, on croit se trouver en présence d’un canulard littéraire imaginé par un éditeur facétieux. Qui est donc cette Hélène Bessette dont les éditions Léo Scheer publient un roman inédit, Le bonheur de la nuit ? A-t-elle seulement existé, vécu de 1918 à 2000 et publié pas moins de quatorze livres chez Gallimard, entre 1953 et 1973, salués par les plus grands critiques et écrivains de l’époque, comme Raymond Queneau, Claude Mauriac, Alain Bosquet, Nathalie Sarraute, ou Marguerite Duras qui fut une vraie militante pro-Bessette. Elle s’est démenée en sa faveur, a lu de ses textes sur France Culture, et a écrit à son sujet :"La littérature vivante, pour moi, pour le moment, c’est Hélène Bessete, personne d’autre en France." Et Duras, on le sait, n’avait pas l’éloge facile... On nous montre ses livres dans la "Blanche" de Lili pleure (1953) à Ida ou le Délire (1973) en passant par Les petites Lecoq (1955), qui aurait pu être la chance de savie, son best-seller enfin, alors que tous ses romans se sont vendus à quelques centaines d’exemplaires à peine, finissant par décourager Raymond Queneau et Claude Gallimard, qui furent pourtant persévérants. Lors de sa parution, le livre reçut un accueil très favorable de la critique et figura même dans la sélection du prix Goncourt : las !

Une douzaine de romans impubliés Bessette, qui avait la dent dure et un caractère de chien, n’avait pas pris la précaution de déguiser l’identité des "héroïnes" de son roman plutôt décoiffant. La famille Lecoq lui intenta un procès, le gagna, et le livre fut interdit de vente. C’en était fait des espérances de Bessette qui ne s’en releva jamais. Après 1973, retirée au Mans où elle finit sa vie, solitaire et dans le plus extrème dénuement, elle ne publia plus, mais poursuivit sa graphomanie : elle rédigea une douzaine de romans, des milliers de lettres (dont pas mal de relances ou d’injures)... Parmis ses manuscrits inédits, ce Bonheur de la nuit, roman composé comme une pièce de théâtre, qui met en scène des personnages pathétiques, mus par l’ambition, le désir, la tromperie, le désir de paraître en société. Une impitoyable comédie de moeurs, bien dans la manière de Bessette, à la foispoétique et expérimentale. Pas très facile à lire. Plutôt une curiosité littéraire. Ce qui fascine chez Bessette, c’est sa vie rocambolesque (l’épisode malgache de 1947-1949 par exemple, en compagnie de son mari, pasteur-évangélisateur), sa trajectoire d’écrivain maudit, sa folie, ses talents multiples (elle dessinait fort bien)... Tout cela mérite d’être raconté en détail : Julien Doussinault, l’un de ses ayants droit, qui lui a consacré une thèse y travaille actuellement. On a hâte de découvrir vraiment Bessette. Jean-Claude Perrier - LE FIGARO LITTERAIRE - 30 NOV 06

Une romancière sort de l’oubli Aimez-vous Bessette ? Qui ? Hélène Bessette, écrivain, publiée quatorze fois chez Gallimard entre 1953 et 1973. Raymond Queneau s’en était entiché, et Margueritte Duras, pour qui elle était "la nature faite littérature". Malgré ces fans de luxe, Hélène Bessette est passée, n’est pas restée : peu lue, vite oubliée, et ses livres, pilonnés. Elle set morte en 2000 à l’âge de 82 ans, après avoir dit à ses enfants : "Je ne me sens pas bien, ça n’écrit plus dans ma tête." Et puis voila que la disparue resurgit, elle qui prétendait qu’"avec le temps, tout s’arange ou tout s’évanouit". Le temps d’Hélène Bessette serait-il venu ? En fait, c’est un petit cercle de lecteurs avertis qui a entretenu la flamme et a fait que ce nom reprenne vie. Après avoir fouillé les baque des bouquinistes à travers la France, s’être refilé leurs trouvailles, ils sont passés à l’action, à l’édition : en juin 2006, Léo Sheer publie un inédit, Le bonheur de la nuit. Sur le bandeau rouge entourant le roman, une injonction, signée Marguerite Duras :Lisez Bessette". Du côté de l’éditeur, on se fait une promesse : republier ses romans. France Culture a suivi, avec un mémorable Surpris par la nuit d’Omar Berrada consacré à l’auteure de Lili pleure, de N’avez-vous pas froid ?, d’Ida ou le Délire"... L’émission donnait à entendre cette écriture extraordinairement singulière et libre. Elle disait aussi le malheur de l’écrivain qui n’est plus édité, et sa descente dans la paranoïa. Le 22 janvier, France Culture organisait une soirée Hélène Bessette au théâtre national de la Colline, diffusée ce soir. Parmi les comédiens qui lisent quelques fragments de ses romans, on trouve ces lecteurs du premier cercle, Noëlle Renaude, Florence Giorgetti, qui passèrent leur passion à d’autres, dont Jane Birkin. Ils font entendre ce mélange de phrases éclatées, coupantes comme du silex, et de phrases admirablement polies. Délicates : "L’indéchifrable obscurité de ma tendresse brisée" ; ou sèches : "Viens. Reviens. Je te ferai des phrases. Puisque tu les aime./Mais le Temps n’est plus aux phrases." Hélène Bessette brisait le récit, inventait des formes, jetait les phrases, les mots, sur les pages dans de savants arrangements : et toujours l’essentiel est dit, de la nature humaine, de ses vices, de ses vertus, de sa drôlerie, de son ordinaire. Martine Lecoeur - TELERAMA - 24 JAN 2007

Résurrection (réapparition) d’Hélène Bessette (Levallois, 1918 - Le Mans, 2000), auteure de treize romans publiés chez Gallimard, de Lili pleure (1953) à Ida ou le Délire (1973), et d’une pièce Le divorce interrompu (1968), restée dans les mémoires (de la librairie parisienne Michèle Ignazzi, des poètes Emmanuel Hoquart et Claude Royet-Journoud)



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